12
Dénombrement des personnes sans-abri et mal logées en RBC – Cinquième édition
| 05 novembre 2018
La deuxième catégorie ETHOS inclut également le logement de transit avec accompagnement.
Dans le contexte bruxellois, nous pouvons adapter cette définition au logement de transit qui
dans le Code du Logement, est défini comme suit :
«Logement destiné à un public spécifique auquel un accompagnement social est assuré et
dont la durée d’occupation ne peut être supérieure à dix-huit mois».
Il s’agit donc d’un logement temporaire pour lequel la législation prévoit un accompagnement
social.
La catégorie sans logement contient également les personnes hébergées ayant un statut de
réfugié ou de demandeur d’asile. Etant donné la crise de l’accueil des réfugiés et la précarité
du logement de nombreux demandeurs d’asile, de réfugiés (reconnus) et de personnes sans
papiers, il nous a paru important d’inclure le secteur migrants/réfugiés dans ce dénombrement
pour pouvoir rassembler des données de qualité. Ces données sont d’autant plus importantes
que la Région de Bruxelles-Capitale est un pôle d’attraction important grâce à la présence
d’organismes officiels tels que l’Office des Etrangers (OE) et le Haut-Commissariat des Nations
Unies pour les Réfugiés (UNHCR).
Ces données n’ont été collectées de façon relativement exhaustive que lors du dénombrement
ayant eu lieu durant le Plan Hiver en mars 2017. Le déroulé du dénombrement 2018 n’a pas
permis d’atteindre ici lemême niveaud’exhaustivité qu’en 2017. Toutefois, les structures offrant
un accueil d’urgence aux migrants et aux réfugiées ont été prises en compte et intégrées aux
chiffres du dénombrement. Il en va de même pour certaines structures impliquées dans le
secteur depuis longtemps comme Pag-Asa. Ce point reste à analyser et à améliorer dans le
développement qualitatif des futurs dénombrements.
Les personnes sortant d’institutions sont également incluses dans cette catégorie. Dans ce
cadre, les institutions pénitentiaires considèrent tous les anciens détenus qui entrent en ligne
de compte pour l’obtention du « kit de sortie » en tant que personnes sans logement. L’objectif
de ce kit est d’octroyer aux détenus les plus précarisés des moyens de s’organiser pendant
les trois premiers jours qui suivent leur sortie du milieu carcéral. La distribution de ces kits a
débuté en avril 2012. Ce sont les directions des prisons bruxelloises qui sont chargées de les
octroyer selon deux critères définis : disposer de moins de 100€ au moment de la libération et
être dépourvu d’un point de chute.
2.1.3. Logement précaire
La troisième catégorie conceptuelle contient les personnes en logement précaire.
C’est le groupe le plus difficile à étudier car ces situations de vie passent sous le radar des
statistiques officielles. Ainsi pour les personnes qui logent soit provisoirement dans la famille
ou chez des amis soit qui ne disposent pas d’un bail locatif formel ou qui occupent illégalement
des terrains nous ne disposons pas à Bruxelles de données officielles couvrant ces situations
de vie.




