Le Front commun des SDF a manifesté jeudi devant la Tour des Finances.

Le Front commun des SDF a manifesté jeudi devant la Tour des Finances.

Le Front commun des SDF

Le Front commun des SDF a manifesté jeudi devant la Tour des Finances à Bruxelles avec banderole et distribution de flyers afin de dénoncer la nouvelle définition de la personne “sans-abri”. La manifestation est une réaction à la conférence européenne autour des droits des sans-abri organisée jeudi par le SPP Intégration sociale.

En Belgique, la carte d’identité d’une personne n’est valable que lorsque celle-ci dispose d’un toit et d’une adresse. Dans le cas contraire, la personne perd tous ses droits. “Nous nous sommes battus pendant plus de 20 ans pour que la personne sans-abri puisse se domicilier auprès d’un CPAS pour pouvoir obtenir une carte d’identité valable. Cela fonctionne bien mais les CPAS nous compliquent de plus en plus la tâche en imposant des exigences irréalistes et donc les sans-abri se retrouvent sans rien”, explique Jean Peeters du Front commun des SDF.

Les manifestants exigent donc que les droits des sans-abris, qu’ils soient belges ou étrangers en séjour légal, ne soient plus liés à la domiciliation mais bien au registre national. “Une fois que vous êtes inscrit au registre national, vous devez également pouvoir prétendre à une indemnité de chômage ou une pension”, estime ainsi Jean Peeters. Le Front commun a par ailleurs décliné l’invitation à participer à la “peer review” européenne organisée jeudi. L’organisation craint en effet que la définition belge du sans-abri ne soit adoptée par d’autres pays européens.

Belga

Jean Peeters,
Secrétaire Général du
FRONT COMMUN
DES SDF

Résultats de cette action :

Un militant du Front a réussi à être accepté à cette rencontre européenne d’une quarantaine de personnes venues d’une dizaine de pays et a pu défendre NOS POSITIONS

Résultats après d’âpres discussions :

1 – Plusieurs hauts responsables du Service Fédéral à l’Insertion sociale ont accepté que le système «adresse de référence» ne fonctionne pas bien en Belgique…

2 – La Belgique et les autres pays sont d’accord pour lancer une étude universitaire concernant les 19 pays de l’UE sur la manière dont les sans domicile peuvent avoir leurs droits de citoyen…

3 – La proposition de lier tous nos droits à l’inscription au Registre National n’est pas irréalisable, mais certains devraient être liés à une preuve de séjour dans une commune…

Conclusion :

 

Le bruit que nous avons fait,
l’énergie que certains ont déployé pour se faire entendre dans l’hémicycle n’ont pas été totalement vains,
mais il faudra du temps pour voir une avancée…

L’Abri de jour de Liège risque de fermer !

L’Abri de jour de Liège risque de fermer !

NEWS

Après l’avoir fait déménager du Centre Ville vers la lointaine périphérie (cachez-moi ces SDF que je ne pourrais voir ?), sa survie est conditionnée par l’obligation pour les travailleurs de l’Abri de s’inscrire dans un projet dit de Housing first pour garder les subsides du Relai social

Le Housing First (logement d’abord) est en soi un bon projet : donner d’abord un logement avant d’envisager d’autres actions pour la personne. Quelques réalisations sont mises en place, dans quelques villes, avec subsides fédéraux importants.

En fait, tout le monde devrait pouvoir en “profiter”.

Mais ces “expériences” ne concernent qu’un nombre très limité de SDF, qui bénéficient d’un accompagnement intensif
Expériences qui seraient certainement arrêtées si les subsides fédéraux n’étaient plus attribués
Expériences qui donnent une belle vitrine aux CPAS qui les ont mises en place, alors que l’écrasante majorité des autres bénéficiaires ne bénéficient d’aucun accompagnement mais de beaucoup de contrôles, et alors que les travailleurs sociaux croulent sous le travail à tel point que l’élémentaire (paiement du RIS) n’est même plus assuré à temps

Et surtout, le Housingf first ne peut fonctionner que s’il y en a, du Housing, du logement
Or, il n’y en pas.
Il n’y en a que dans le privé.
A des prix inabordables.

Sans réquisitions de logement vides, sans plan de construction rapide et massif de logements sociaux, sans abolition de la loi criminalisant les squats, etc etc, le Housing First restera une solution pour une petite minorité de sans logement

Il ne doit pas y avoir de deal entre le Housing First et le maintien de l’Abri de Jour

L’Abri de Jour doit continuer à vivre !

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